Lyon – Vichy – et plus….

Les constellations sont une danse. Avec nos ancêtres. Avec les éléments. Avec le Mystère. Avec les étoiles et les planètes. Avec l’Histoire. Avec la Mythologie. Avec les Archétypes. Une danse que je re-découvre à chaque atelier.
Parfois, on sait que l’on doit poser une constellation, mais on ne sait pas quoi dire. Aucune importance. On raconte un rêve, un diagnostique, une histoire qui nous a parlée, une chanson, un souvenir, une douleur, une difficulté. Ou rien. Même dans le silence, quelque chose parle. Et quand on parle, quoi que l’on dise, nos mots racontent toujours ce pourquoi on est venu. De toute façon, c’est une danse : pour danser, on a juste besoin d’avoir envie. La Vie s’occupe du reste.
Qu’est-ce qu’une Constellation Systémique ?
L’espace de résolution :
Les Constellations Systémiques sont un moyen habile pour redécouvrir l’espace de résolution que nous sommes, par nature. Lors d’une journée de Constellations, il existe bien un cercle de personnes, un espace matérialisé de manifestations et d’expériences. Cet espace et ce moment existent pour se souvenir que nous sommes éternellement cet espace et ce moment. Une illusion serait de croire que les Constellations se passent à un endroit, en un temps, et qu’une fois le travail terminé, nous rentrons chez nous dans notre vie ordinaire. Il n’y a pas de séparation entre ce que nous appelons notre vie ordinaire et l’espace-temps des constellations. La seule différence, c’est une habitude, celle de s’habiter soi-même à des endroits différents.
Dans l’espace-temps des Constellations, on s’habite soi-même dans notre nature véritable, celle qui nous dépasse, celle qui nous porte, celle qui nous contient. L’espace que nous habitons dans nos vies ordinaires est souvent celui d’une personnalité restreinte et focalisée. Constellations après Constellations, nous déménageons d’habitat pour venir se déposer dans cet espace spacieux que nous sommes. A l’étroit dans nos personnalités – et c’est cette étroitesse qui nous guide vers notre première demande de participation à une Constellation – nous ouvrons les portes, les fenêtres, nous dissolvons les murs et retrouvons cette innocence éternelle que nous sommes, cet espace silencieux, cette joie et cet amour qui se reconnaîssent. Nous déménageons depuis notre monde illusionné pour embrasser la réalité, si belle et infinie qu’aucune imagination ne saurait l’égaler. Etre la réalité, sans interférence.
Système et inclusion, s’inclure soi-même, inclure l’autre en soi :
Le système des Constellations Systémiques et un système d’inclusion. Du moment où l’on se retrouve jusqu’au moment où l’on se sépare à la fin de la journée, tout de vous est accueilli. L’espace est ouvert à tout ce que vous êtes, aussi bien votre ADN que vos lignées, vos liens karmiques, vos mémoires, vos empreintes, vos croyances, vos illusions, vos cécités. Tout. C’est un système où votre totalité est la bienvenue. Le champ de résolution, l’ensemble du groupe, moi-même en tant que facilitatrice, tous ceux et toutes celles qui seront représentant(e)s pour vous, nous vous disons bienvenu(e) dans votre totalité. Nous disons même bienvenu à ce à quoi vous n’avez pas envie de dire bienvenu, même à ce à quoi vous cherchez de vous séparer, même ce et ceux que vous cherchez à exclure. Et c’est parce que c’est un temps ou tout est inclu qu’il y a une résolution possible. Il n’y a jamais de résolution possible dans l’exclusion. C’est parce que vous êtes bienvenu(e) dans votre totalité qu’il y a une résolution possible à ce qui vous paraît insolutionnable. En fait, ce moment où vous êtes inclu(e) et où tout vous constitue est inclu, c’est le moment de la résolution. Car c’est le moment où vous acceptez la réalité telle qu’elle est : sans aucune séparation.
Résolution = dissolution :
Une résolution est un processus chimique, c’est une dissolution. C’est une dissolution parce que ce qui crée la tension entre ce qui est exclu et ce qui cherche à exclure et ce qui accepte l’exclusion, disparaît. La tension disparaît, et quand elle disparaît parce que tout est inclu, la résolution advient par dissolution. Une Constellation ce n’est pas une solution à un problème, c’est un problème qui se dissout.
La dissolution de quoi ? Des illusions, des croyances, des engagements, des guerres, des boucliers. Cette dissolution a lieu car avec l’inclusion, la disparition de la tension, s’épanouit la sécurité naturelle. Une autre vie est possible. On peut enfin se tourner vers autre chose, comme par exemple toutes les possibilités qui s’offrent à nous dans notre présent. Et de les regarder depuis le point de vue du présent et non du point de vue du passé.
Dans le champ de résolution tout est possible. La première chose qui est possible, c’est que nous sortons de nos schémas. Petit à petit, tout au long du processus de résolution, nous sortons de nos schémas, et plus nous sortons de nos schémas, plus nous avons accès à tout ce qui existe. C’est à dire à l’amour, tout simplement, et ça change tout. Quand nous cherchons une solution, nous disons qu’il y a un problème, et que le problème existe. La solution n’enlève pas le problème, elle permet simplement de le dépasser, de le contourner, mais le problème existe toujours. Quand on est dans un processus de dissolution, on est dans un processus où l’on se rend compte qu’il n’y a pas de problème, juste des illusions.
Dissolution des attachements :
En Constellations, nous travaillons trois attachements essentiellement. La colère, la peur, l’attachement.
La peur : Nous sommes très attaché(e)s à nos peurs, pourtant nous savons, car nous l’expérimentons, qu’elles nous protègent autant qu’elles nous étouffent ou nous briment. Si dans notre quotidien nous pouvons éviter certaines situations qui provoquent en nous la sensation de peur, nous ne nous leurrons pas pour autant. Nous savons que nous avons évité ce qui aurait pu nous amener à la ressentir, mais que nous n’avons pas exploré notre peur ni ne l’avons dissoute. Rencontrer nos peurs fait partie du travail en Constellation. Nous pouvons d’autant plus les rencontrer qu’elles s’expriment dans un espace sécurisé et constamment évalué. En Constellation, nous traversons nos peurs. Nous les affrontons, nous nous mettons en relation avec elles, nous nous laissons habiter par elles. Non pas pour le plaisir d’avoir peur. Il ne s’agit pas d’associer plaisir et peur. Nous les habitons dans un mouvement pour se laisser traverser et les laisser se dissoudre. Dans une dynamique qui permet de se retourner, ressentir qu’elles ne sont plus agissantes, qu’une tranquillité, une force, une puissance, un ancrage ont grandi en nous au point d’être devenu(e) l’égal(e) de ce qui nous fait peur. Ni dominé(e), ni dominant(e). Simplement un(e) égal(e) qui peut alors agir sereinement, libéré(e) de la tension de vigilence de celui/celle qui est dominé(e), libéré(e) de la tension de contrôle de celui/celle qui domine. Les peurs que nous traversons en Constellation, sont celles que nous pouvons traverser en tant qu’adultes. Ce sont celles que nous ne pouvions pas traverser en tant qu’enfant et dont nous avons expérimenté les situations traumatisantes dont elles sont issues.
La colère : la colère pourrait être représentée par un ensemble de sacs, tous reliés aux expériences douloureuses que nous avons traversées. Nous rencontrons, favorisons, suggérons, provoquons, imaginons des expériences qui nous permettent de remplir ces sacs de colère. Nous les remplissons jusqu’à ce que nous explosons, jusqu’à ce que nous vidons nos sacs. A ce moment, nous avons l’illusion que nous nous sommes débarrassé(e) de notre colère. Nous avons simplement vidé un sac pour pouvoir le re-remplir. Nous sommes très attaché(e)s à tous ces sacs auxquels nous nous sommes identifiés et que nous justifions. En Constellation, nous décollons les sacs. Nous acceptons de ne plus les porter. Nous traversons nos colères, nous les explorons, découvrons leurs origines. Et confronté(e)s à leurs origines, dans la dynamique de résolution des Constellations Systémiques, nos colères se dissolvent.
L’attachement : que nous appelons parfois l’amour, en toute confusion. En Constellation, le travail consiste à repérer l’élan qui nous pousse à aider, à consoler, non pas en laissant l’espace à l’autre d’exprimer et de traverser entièrement la situation qu’il traverse en le soutenant simplement, mais avec l’intention de mettre fin à la tristesse, de mettre fin à la difficulté de se mettre debout, de mettre fin à l’effondrement. Ainsi, « l’aide » que nous proposons est une proposition de figement pour l’autre, de blocage, de rupture du lien d’intimité de lui-même avec lui-même. En Constellation, nous nous retenons de figer l’autre, de l’extraire de ses émotions ou ses sensations physiques. Nous expérimentons la qualité de présence et la justesse du lien qui permet de soutenir en devenant un espace d’accueil spacieux et inconditionnel. Un espace qui peut traverser et se laisser traverser par ses propres résonances sans qu’elles imposent une action, une parole, un geste qui viendrait réprimer chez l’autre l’expression de l’émotion qui vient réveiller de ces résonances. C’est ainsi que nous devenons un espace sécurisant où l’autre peut s’abandonner et découvrir l’étincelle qui l’habite.
A qui s’adressent les Constellations Systémiques ?
De même que l’étroitesse grandissante d’un utérus qui pourtant s’expanse lui aussi, donne un élan définitif à la naissance, de même l’étroitesse ressentie de nos personnalités donne un élan de transformation. Quand l’être qui se développe dans cet espace en expansion limitée, rencontre la rigidité d’un bouclier à la fois protecteur, discriminant, discernant, filtrant, il plonge alors dans les conséquences de son désir de connaître le grand espace, l’illimité, la réalité non filtrée, le déploiement : il naît. Il en va de même de l’élan qui nous pousse à s’engager dans le travail de Constellations. Nous nous sentons à l’étroit dans nos personnalités, en souffrance de nos mécanismes de défense, en lassitude de nos dissociations. Alors nous acceptons et plongeons dans les conséquences de notre désir d’ouvrir et de dissoudre, pour renaître encore et encore : nous constellons !
Elles s’adressent aussi aux parents préoccupés par le comportement, la santé, les difficultés d’un de leurs enfants. Aux frères et sœurs d’une personne en souffrance.
Poser une Constellation Systémique ?
Lorsque vous venez « poser » votre Constellation, vous ouvrez votre intimité, à vous même d’abord, ainsi qu’à l’espace de résolution. Ici, l’intimité est votre système, vos systèmes. Il n’est pas besoin de raconter tout en détail, il suffit juste d’avoir envie de se déposer, de s’en remettre à cette sagesse qui nous dépasse, de se voir, se comprendre et s’accueillir. Il est possible d’ouvrir son système dans le cadre des Constellations, parce que nous (moi-même en tant que facilitatrice, et le groupe) en prenons soin : nous l’aimons et l’accueillons. Il est possible de se déposer et de s’ouvrir, car l’œuvre de l’espace de résolution est de libérer, de retrouver le mouvement, l’harmonie du système.
Lorsque l’on rentre chez soi, très naturellement, nous sommes et demeurons pudiques des expériences qui ont été vécues, des problématiques exposées – et pourtant la révolution a eu lieu. Cette pudeur vient que le groupe éprouve très rapidement un lien très profond les uns envers les autres, une compréhension bienveillante et généreuse, un soutien indéfectible. La pudeur s’invite par respect de ce que vous aurez vécu, des liens que vous aurez tissés. Et c’est aussi un souhait que je partage, je vous invite à préserver l’intimité de tous et de vous-même en appliquant un profond discernement dans le partage avec votre entourage des éléments de votre expérience.
Être représentant dans une Constellation Systémique ?
Les Constellations systémiques sont un travail de groupe. Il est possible de venir participer aux Constellations Systémiques en tant que représentant(e) uniquement, c’est à dire, sans « poser » sa propre Constellation.
Même si nous ne sommes pas le « focus » quand nous sommes représentant(e)s alors que nous ne posons pas notre Constellation, notre participation nous permet d’explorer des résolutions, d’en admettre la possibilité, d’en être affecté(e) positivement. Cette posture nous permet de regarder ce qui rentre en résonnance avec nous-mêmes, ce qui nous touche et nous libère, ce qui nous invite à accueillir notre système, ce qui nous ouvre sur l’acceptation de la réalité telle qu’elle est.
Et après ?
Tout n’est pas terminé à la fin d’une journée de Constellations, au contraire, tout commence. Votre travail commence.
En premier : ne pas chercher à comprendre, à analyser les Constellations auxquelles vous avez participé. Car l’analyse vient toujours avec son cortège de mécanismes de défense, de focalisations, de rétrécissements, de sabotages.
En deuxième, repérer ce dont vous vous souvenez. Nos souvenirs recèlent une information intéressante : nous souvenons-nous de la problématique (l’illusion) ou de la résolution (la dissolution des illusions) ? Cette question est féconde : plus on se souvient de la problématique, du début de la constellation, des comportements qui viennent confirmer notre problématique, plus on peut être sûr que nos mécanismes de défense et nos saboteurs cherchent à bloquer l’épanouissement de la résolution et à revenir à l’ancien système.
En troisième, si vous vous souvenez davantage de la problématique, alors forcez-vous à vous souvenir de la résolution, des moments de dissolution. C’est un message fort communiqué à votre système : vous renouvellez votre engagement, vous prenez au sérieux l’élan qui vous a conduit aux Constellations, c’est un murmure puissant ce « je suis d’accord pour la transformation » que vous soufflez . N’ouliez pas d’aller mettre au travail ce saboteur avec vos tiers de confiance (vos thérapeutes habituels, ou de revenir vers moi-même si besoin).
En quatrième, prenez le temps de repérer tous les petits et grands changements. De les inscrire dans votre mémoire, dans un carnet, pour les remobiliser les jours où votre confiance et bonne humeur seront mises à l’épreuve. Il s’agit de vous impliquez, simplement.
En cinquième, profitez !
Pour en savoir un peu plus sur les Constellations Familiales et Systémiques :
Les 6 réalités des Constellations Systémiques et Symboliques :
1 /
La première expérience qui est faite avec les Constellations Familiales c’est une expérience d’entraide, de présence à l’autre, bienveillante et authentique. C’est la première réalité des Constellations Familiales et Systémiques. C’est cette première réalité qui nourrit chaque individu qui vient faire une constellation familiale. Cette expérience que le groupe est bon. Que l’Autre est bienveillant, qu’il sait aider à sa juste place, qu’il ne juge pas, qu’il est volontaire, présent, véritable et authentique.
Cette expérience de l’Autre est forte et puissante. C’est le premier cadeau des Constellations Familiales. Une expérience du groupe réparatrice, bienfaisante. Une expérience de l’Autre comme un Autre en qui on peut avoir confiance, un Autre qui est bon, qui nous aide et qui nous aime.
2/
La deuxième réalité des Constellations Systémiques, c’est celle de la réalité du « champ », cet espace matérialisé à l’intérieur duquel les Constellations ont lieu. Lorsqu’on est sélectionné pour être représentant, et que l’on pose le pied dans « le champ », tout devient différent. Nos idées sont nouvelles, nos perceptions sont différentes, nos envies sont extraordinaires au premier sens du terme, et nous ressentons à quel point nous ne sommes plus notre « Je » habituel mais bien le représentant (ou l’expression, ou la manifestation) de ce que nous représentons. Cela enlève toute ambigüité. Et même si les « histoires » résonnent avec nos propres « histoires », la représentation et les sensations que nous ressentons nous rassurent et nous indiquent bien que nous ne mélangeons rien. Cette réalité du champ en implique une autre : l’espace qui entoure le champ. Cet espace, c’est l’espace temps du quotidien, c’est notre réalité. Ce qui signifie que toutes les personnes qui sont en dehors du champ peuvent faire le choix de s’impliquer ou non dans ce qui se passe à l’intérieur du champ. Se concentrer, observer, comprendre, ou au contraire se reposer, fermer les yeux. C’est aussi le lieu où l’on sort de nos représentations en fin de constellation, c’est le lieu où l’on reprend pied avec ce que nous sommes. C’est important.
3/
Nous sommes dans un autre espace-temps, ce n’est pas celui de la psychologie, ce n’est pas celui du mental, ce n’est pas celui non plus de notre univers cognitif, c’est celui de l’âme, de l’Esprit, de notre Soi supérieur. Ce qui est réalisé dans cet espace-temps, les réparations qui sont faites, les résolutions, les transformations se manifestent dans notre mental, dans notre psyché, dans notre univers cognitif, dans notre corps aussi. Elles se manifestent aussi dans notre intuition, dans chacun de nos sens, dans nos liens quotidiens avec notre incarnation : le fait d’être vivant, sur Terre dans notre verticalité, en Société dans notre horizontalité, étant la Nature nous-même. Cela nous change et ça change notre vie, ça change nos relations que nous entretenons avec les autres, quels qu’ils soient, ça change notre façon de travailler. Nous nous exprimons autrement, notre corps s’exprime différemment, et ce qui affleure au bout de nos lèvres, c’est bien notre Etre, ce que nous somme réellement. C’est cette troisième réalité des Constellations Systémiques, celle de se passer dans un espace-temps différent et pourtant de se réaliser et de se manifester dans notre vie quotidienne, dans ce que nous sommes et dans nos relations, dans ce que nous vivons intimement, qui les rend si merveilleuses, si fondamentales et si importantes dans un chemin de vie.
4/

Les Constellations Familiales et Systémiques sont une rencontre initiatique. C’est comme un voyage qui nous décolonise l’Esprit. C’est comme un maître que nous rencontrons et qui ouvre une brèche en nous pour l’éternité. C’est un ciel étoilé. C’est toute la beauté de l’Univers, du Monde, et c’est aussi son mystère qui se dévoile dans les Constellations Familiales et Systémiques. Chacun peut faire l’expérience de ce qui le dépasse, de ce qui l’anime et de ce qui souffle à travers lui et qui le relie à une origine difficilemet disible mais réellement expérimentable. C’est la quatrième réalité des Constellations Familiales et Systémiques, de nous donner à expérimenter tout ce qui nous dépasse, tout ce qui est plus grand que nous, tout ce qui est si mystérieux ; notre reliance à tout cela, à ce Mystère qui nous anime et qui fait que nous sommes en vie.
5/

La cinquième réalité des Constellations Familiales et Systémiques c’est qu’elles s’appellent Constellations Familiales mais que, bien entendu, il n’y a pas que les relations familiales qui sont travaillées dans les Constellations. On pourrait simplement dire les Constellations Systémiques et cela suffirait amplement. Car ce qui est reconnu et ce qui est exploré, ce n’est pas que la personnalité égotique, c’est aussi notre essence, ce que nous sommes, ce qui Est tel que cela Est. Et comment tout cela est en réseau avec tout. Ainsi tout peut être mis en représentation : la famille, les animaux, les éléments, les collègues de travail, l’argent, la peur, l’amour, les émotions, les sentiments, les différents règnes, les concepts… Car tout est système et, surtout, parce qu’il n’y a que sur cette planète que nous sommes les filles ou les fils de quelqu’un, les parents de quelqu’un. Avant cette porte de la naissance et après celle de la mort, nous ne sommes plus les parents de qui que ce soit ni les enfants de qui que ce soit. Et en même temps, nous sommes bien tous, les uns et les autres, unis.
6/
C’est la sixième réalité des Constellations Familiales et Systémiques : c’est parce que nous naissons seuls, que nous mourrons seuls et qu’entre ces deux portes nous sommes seuls ; que l’Univers entier est seul, que nous sommes entiers. Nous sommes plein. Nous sommes tout l’Univers dans une expression singulière de celui-ci. Et c’est parce que nous sommes l’Univers tout entier que nous pouvons représenter et tout manifester : nous laissons l’expression singulière de quelqu’un d’autre, d’un autre être vivant quel qu’il soit, d’un concept, d’une chose, se manifester dans notre totalité et mettons en sourdine l’expression singulière que nous sommes.

C’est un outil que je trouve absolument extraordinaire et merveilleux. Que j’explore et j’intègre à ma façon, intimement, et que j’aime partager. Et c’est simplement parce que j’aime les Constellations Familiales et Systémiques que j’en anime. Il n’y a pas d’autres raisons.

