Ecouter

Certaines questions sont véritablement fécondes pour moi, dans l’intimité de mes méditations :

A quoi est-ce que je résiste ?

– Quelle partie de moi ne souhaite pas être consolée ?

– Quelle est la demande de l’âme ?

Elles le sont aussi dans mon travail en individuel, ce sont elles aussi qui soutiennent mon travail de géobiologue, et ce sont elles aussi qui sous-tendent l’écoute et le travail en Constellations.

Lorsqu’une personne en demande de Constellation expose sa problématique, son défi, ce sont ces trois questions qui m’habitent. Ce sont elles qui donnent la couleur, la saveur énergétique de mon écoute. Ce sont elles qui me permettent d’entendre ce qui se murmure dans vos paroles, vos gestes, vos regards. Ce sont elles qui animent mes mains, mon souffle, mon regard. Ce sont elles qui posent le cadre de travail, le dôme énergétique du champ des Constellations.

Au coeur de la relation d’aide, thérapeutique, d’accompagnement, chamanique etc. se niche l’amour que le thérapeute, l’accompagnateur, l’aidant, le chaman, peu importe le nom que vous lui donnez, éprouve pour la personne qui vient le voir. Et cet amour qu’il éprouve, ce n’est pas le sien propre, c’est celui qui le traverse et pour lequel il/elle est tout(e) ouïe, et qui est là pour chacun d’entre nous. Plus le thérapeute est à l’écoute de cet amour, plus il le ressent et n’y met aucune résistance, plus les résolutions sont puissantes et rapides car elles échappent à notre dimension.

C’est ce qui rend notre travail magnifique et qui m’émeut tous les jours : face à mon travail, il y a quelque chose en moi qui s’incline devant tant de beauté et qui en mesure toute la dimension sacrée.

Je crois que la plupart des thérapeutes expérimentent cet abandon, cette vérité de n’être qu’un outil au service de ce qui est bien plus grand que soi, nous qui sommes si petits.

Je crois aussi que chacun d’entre-vous a, ou a eu, la possibilité de vivre cette évaporation de soi dans son travail, pour que seul le mystère s’exprime, et qu’il vous arrive – ou qu’il vous est arrivé – de réaliser la dimension sacrée de votre travail, quel qu’il soit, car cette dimension vient de votre posture intérieure, pas de la nature de votre travail.

Alors je crois que vous comprenez très bien ce que je veux dire.